Institut d'Électronique et de Télécommunications de Rennes
UMR CNRS 6164

| ENT |






Accueil du site > Accueil > Recherche > Image > Image et systèmes embarqués

Image et systèmes embarqués

Objectifs :

Une particularité forte de l’équipe ARTIST est de pouvoir traiter les différentes phases de développement, allant de la conception et description des algorithmes en traitement d’images, jusqu’à leur implantation sur cibles embarquées et/ou distribuées. L’objectif est donc ici de pouvoir couvrir l’ensemble de la chaîne de développement, en se basant sur des solutions originales en termes de prototypage rapide. Cette activité transverse concerne tout particulièrement les thèmes « adéquation algorithme architecture » et « représentation et codage des images ». Les chercheurs associés se retrouvent dans ces deux thèmes. Le fait de proposer une continuité entre la phase de description algorithmique et celle du prototypage rapide, permet d’enrichir mutuellement chacun des thèmes :

  • l’implantation temps-réel et embarquée d’un codec démontre sa faisabilité et sa possibilité d’usage,
  • l’étude d’algorithmes de codage permet de valider l’approche méthodologique sur des cas complexes, voire de mettre en évidence les manques de l’approche.

Les algorithmes de codage étudiés sont aussi bien propriétaires (LAR) que standards (MPEG). Cette maîtrise à la fois des algorithmes et des architectures embarquées, a permis à l’équipe de pouvoir se positionner sur des projets du pôle breton de compétitivité « Images et Réseaux »

Perspectives :

La vocation de l’équipe ARTIST est avant tout de continuer à assurer une continuité dans l’ensemble des phases, depuis la conception de nouveaux algorithmes en traitement des images, jusqu’à leur implantation.

Comme évoqué précédemment, les recherches actuelles dans ce domaine, vont être contractualisées par des projets liés au pôle « Images et Réseaux ». En particulier, des travaux se poursuivent autour de la norme MPEG4-AVC, avec notamment la recherche de solutions temps-réel d’estimateurs de mouvement pour les séquences HD, ou encore le développement d’un décodeur embarqué pour mobile.

Cependant, l’essentiel des efforts dans ce domaine va se porter sur la nouvelle norme émergente de codage vidéo scalable appelée MPEG4-SVC (scalable video coding), qui est au cœur du projet Scalim@ge. En effet, l’explosion de la diffusion de vidéos numériques s’accompagne de nouveaux services à caractéristiques différentes tels que la télévision numérique terrestre, les DVD, la vidéo à la demande ou encore la visiophonie. MPEG4-AVC s’avère très efficace d’un point de vue compression. Malgré tout, cette solution de codage présente une limitation fonctionnelle préjudiciable pour certains services : la séquence est encodée dans un flux unique conditionnant complètement la phase de décodage. La principale solution technique retenue aujourd’hui est le "simulcast" consistant à décliner un même contenu en multiples versions adaptées aux différents formats requis (c’est-à-dire correspondant aux différents types de terminaux visés), et à partager les ressources (mémoires, bande passante) entre ces différentes versions.

La nouvelle norme de codage appelée MPEG4-SVC, qui peut être décrite comme une généralisation ou une surcouche de MPEG4-AVC, intègre le concept de « scalabilité » dans son mode de fonctionnement, autrement dit la capacité de décoder la séquence de différentes façons à partir d’un flux compressé unique. Ainsi cette norme doit devenir à moyen terme le schéma de codage standard, utilisé pour tout type d’applications et de services.

Notre participation dans le cadre du projet Scalim@ge, concerne essentiellement la spécification d’un décodeur pour téléphone mobile, puis la réalisation. Mais d’autres études porteront également sur la phase d’encodage, avec l’amélioration de certaines parties d’un point de vue compression.

Moins directement dans le cadre de ce projet, une étude a débuté en octobre 2006 à travers une thèse (bourse région Bretagne), sur la définition de stratégies d’encodage pour MPEG4-SVC. La scalabilité dans cette technique peut en effet suivre trois axes différents : le temporel, le spatial, la qualité. Le but cherché ici est donc de définir des stratégies automatiques de codage à travers ces trois axes, en se basant sur des critères de qualité visuelle et/ou sur des choix de récepteurs. L’adaptation du schéma de codage en fonction de l’application concernera également les aspects matériels, par la mise en adéquation entre la complexité du décodeur, et les caractéristiques architecturales de la cible.


Animateur : Jean-François NEZAN






Départements et équipes de recherche
>
Top